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Art Croissanceune nouvelle équipe, de nouveaux sujets, une nouvelle formule web gratuite ! 

Désormais de périodicité semestrielle, Art Croissance affirme sa volonté de partager la passion de l'art contemporain sans modération aucune en offrant une nouvelle formule web entièrement gratuite ! 

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Duchamp et Proust : héritage et trahisons     

En ces temps d’incertitude chronique où l’avenir est incertain et où le passé ne l’est pas plus, tant on tente d’y trouver les germes du mal qui ronge notre siècle, il est de bon ton de s’attaquer à ceux qui jadis étaient déifiés et statufiés. Il en est de même dans la création où deux des figures artistiques, parmi les plus importantes du siècle dernier, sont aujourd’hui fustigées par un nombre sans cesse croissant de critiques et d’experts autoproclamés ; ces derniers, ne trouvant rien de mieux que de s’attaquer aux morts (et pas parmi les moindres) pour expliquer certaines dérives de la création contemporaine. Dérives que l’on ne peut nier mais qui n’ont pas pour terreau Proust et Duchamp. Qu’il s’agisse d’art conceptuel ou de littérature, on tient donc ces deux trépas responsables de la médiocrité ou du manque de cor d’une partie de la création artistique et littéraire actuelles. Il en est ainsi pour Marcel D. et Marcel P. dont l’œuvre, détournée ou mal appréhendée, a accouché d’une marmaille plus ou moins talentueuse et pas toujours bien intentionnée. Boucs émissaires qu’ils sont devenus, polarisant tous les signes victimaires, après avoir été sacralisés les voilà désormais vomis et répudiés par des cerveaux labelisés qui poursuivent leur travail de sape, espérant en tirer profit… Puisqu’ils sont assignés en justice, bien humblement il serait louable d’exiger un référé et pourquoi pas de se faire tant Paraclet qu’avocat des deux accusés en question. Nous leur devons au moins ça !

1) Duchamp ou l’hérétique messianique

Marcel Duchamp en compagnie de Fernand Léger et de Brancusi, tous trois visitant en 1912 une exposition de technologie aéronautique, aurait déclaré «  La peinture est morte… » Dès 1914, Marcel Duchamp exhibe donc au milieu de son atelier un égouttoir (que Man Ray photographiera). L’artiste n’a pas encore affiné et élaboré sa pensée mais déjà l'œuvre est en marche, et finalement constituée par sa seule présentation. Extraire un produit industriel à sa fonction première, première et donc « utilitariste », pour l'exposer en tant qu’œuvre conduisant par extension à modifier le regard du spectateur. La présentation de la forme se devant de déclencher le jeu des représentations symboliques ; c’est donc à compter de 1916 que Marcel Duchamp thématise donc cette conception novatrice et radicale de la création sous l’appellation « Ready-made ». Ces derniers sont, comme leur nom l'indique, « déjà finis », ­­« déjà terminés » et donc sans que la main de l’artiste intervienne dans le processus de création. (...)

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À mort la subjectivité !

Proposition de critères d'évaluation
des œuvres d'art contemporain

La question d’une définition objective de l’œuvre d’art et primordiale dans les débats qui animent aujourd'hui l'art contemporain. Pourtant, la subjectivité - en passant par le fameux « J'aime » ou « je n'aime pas » - semble perdurer dans le territoire artistique actuel... Dans ce climat, une redéfinition des critères que doit remplir nécessairement un objet pour prétendre au statut d’œuvre d’art s'avère nécessaire. Il est vrai que la diversité des démarches artistiques rend cette tache ô combien délicate et épineuse... Et d'autant plus difficile, que depuis les mouvements d'avant-garde le concept « d'œuvre d’art » est par définition indéfini !

Cependant, la volonté d'établir des critères d'évaluations d'une œuvre d'art à depuis toujours préoccupé les acteurs du monde artistique.

Ainsi, plusieurs propositions théoriques se sont succédées autour de la forme, du sens, de l’expression, de l'esthétique, de la finalité, etc. Aucune théorie ne pourrait, bien entendu, suffire pour prétendre à une définition complète, mais pourrait cependant participer à une possible évaluation objective. Aujourd'hui, nous devons prendre tout particulièrement en considération la théorie des artistes conceptuels avec notamment l'idée d'abolition de l’aspect formel et esthétique de l’œuvre au profit du processus mental. La lecture de cette idée révolutionnaire doit être faite cependant avec la plus grande précaution, force est de constater que dans les discussions animées autour de l'art contemporain cette théorie fait l'objet de divergences théoriques et de points de vue excessifs... D'une part, elle suscite chez le grand public une critique voire une incompréhension totale ; d'autre part, elle donne l'occasion à certains acteurs de l'art contemporain de s'adonner à des détournements intellectuels assez malhonnêtes visant à valider « tout » comme de l'art et surtout à partir du moment que ce « tout » bénéficie d'une cote importante sur le marché. Il s'agit donc, dans ce dernier cas, de remplacer la valeur esthétique par la valeur marchande. Or, cette « lecture utilitariste » de l'art conceptuel est en totale contradiction avec les valeurs de ce dernier. A travers le ready-made, l'attention essentielle de Duchamp - comme il le dit lui-même - est avant tout de « se débarrasser de l'idée du beau et du laid... »

Cependant il nous met aussitôt en garde, poursuivant que « n'importe quoi aussi laid soit-il, deviendra beau et joli après 40 ans... Alors ceci est très inquiétant pour l'idée même du ready-made... » A la question « N'y-a-t-il pas une contradiction à ce que les ready-mades, qui se veulent en réaction à la notion d'objets d'art, soient au final eux aussi consommés et vendus comme tels ? » Duchamp répond : « Une contradiction absolue... Mais ce qui était intéressant, c'était justement d'introduire cette notion de contradiction qui n'a jamais été suffisamment exploitée. Quant à l'exploitation en elle même, elle n'excède jamais huit ready-mades... Nous ne sommes pas dans le multiple pour lequel j'émets une objection car cela rend la chose vulgaire et réduit l'intérêt de choses qui pourraient en avoir si elles étaient vues par moins de gens... » Duchamp a donc produit très peu de ready-mades et s'oppose radicalement à la marchandisation de l'art.

Par opposition à l'époque actuelle, où désormais l'objet conceptuel est surreprésenté dans les lieux d'exposition, il serait fort probable que Duchamp lui-même - s'il était parmi nous - ne verrait plus d'intérêt à produire de ready-mades et proposerait d'autres formes de contradictions à ce jour pas encore établies. Autrement dit, la pensée conceptuelle authentique disqualifiant la valeur esthétique de « l'œuvre d’art » ne visait aucunement à remplacer cette dernière par la valeur marchande. (...)

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Corrélation entre géopolitique, économie et marché de l’art…

Hasard du calendrier, il y a peu se sont tenues simultanément des élections aux Etats-Unis et en Chine. La première, pour élire le président du pays de l’Oncle Sam ; la seconde, pour nommer le premier ministre chinois et donc chef du parti communiste. Durant cette courte période le reste du monde est devenu soit un état satellite des Etats-Unis, soit une région  de l’Empire du milieu, tant il est vrai que ces deux poids-lourds de l’économie mondiale pèsent sur notre quotidien. Car, faut-il le rappeler, du fait de l’effondrement de l’idéologie marxiste, le capitalisme triomphant et universel règne sans partage. Pour preuve, même si la Chine affiche encore un communisme de façade, elle s’est depuis longtemps convertie au capitalisme. Conséquence : une suprématie à deux têtes, basée sur un duo USA-Chine, prend forme et étend son influence ainsi que sa suprématie sur le globe. (...)

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Questionnements autour de l'art contemporain... 

Entretien avec Raphaël Denys, écrivain

Art Croissance : L'art officiel est, et ceci pour beaucoup de critiques, une maladie du passé. Cependant, ne continue-t-il pas à prospérer ? Sous une autre forme, plus insidieuse et plus difficilement identifiable ? 

RD : C’est là, en effet, l’un des nombreux paradoxes de l’art dit actuel ou contemporain que d’avoir fait de la subversion de toute norme la norme nouvelle ; que d’avoir érigé la table rase en principe et la rupture en valeur universelle. Héritier des avants-gardes du 20è siècle, il allait de soi que l’art contemporain devienne « passéicide ». Du moins jusqu’à un certain point : on ne pouvait ni rompre avec la rupture, ni vraiment en finir avec l’esthétique de la table rase. Fermer les yeux sur Delacroix ou Cézanne, d’accord, mais évidemment pas sur Duchamp. L’académisme à l’ordre du jour n’est donc plus tant formel qu’idéologique. Du point de vue strictement formel, il serait bien difficile de trouvez un dénominateur commun entre des artistes aussi différents que Nauman, Kiefer, Baselitz, Beuys, Richter ou Judd ; ou plus récemment Sherman, Murakami, Hirst, Gursky et Koons.  De même que dégager de cette profusion artistique une esthétique globale s’avère un pari impossible. Démultiplication des formes, fragmentation - jusqu’à l’émiettement - de la représentation. Le primat accordé à la subjectivité étant tel, chaque artiste n’a d’autres choix que de recréer, pour lui-même, ses propres filiations, son propre système de référence... Qui empruntera à la publicité, au cinéma, au reportage ; qui au chef de fil de tel ou tel mouvement. L’unité a atteint son acmé - paradoxe là encore - dans la séparation. (...)

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Felix Baumgartner, le plus grand performer du siècle ? 

Le 14 octobre 2012, un parachutiste autrichien répondant au nom de Felix Baumgartner est devenu le premier homme à franchir le mur du  son en chute libre. Ce dernier, après avoir sauté d'une altitude de plus de 39 000 mètres. Alors que tous les regards des critiques d’art se sont portés sur la « Art Week » et les diverses foires du mois d’octobre, aucun d’entre eux ne s’est attardé ou n’a n’identifié le plus grand performer du siècle ! Pourtant, par sa radicalité poétique et physique, ce saut dans le vide de Felix Baumgartner devrait « réveiller » les artistes héritiers de Duchamp et en particulier ceux qui détournent le sens initial de l'art conceptuel en tombant dans le système marketing ou règne bien souvent la fausse rébellion ainsi que le monopole du politiquement correct... Car, loin du monde artistique, la chute libre de Baumgartner répond aussi aux composantes essentielles de l'art. (...)

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Un clic de souris jamais n’abolira le poétique 

Les détracteurs - professionnels ou non - réfractaires à l'art avant-gardiste et conceptuel assènent souvent qu'ils sont vidés de toute poésie… Argument défendable mais quelque peu faiblard. Encore faut-il encore d'accorder sur le terme « poétique »... Réduire le poétique à une vision idéaliste et romantique du monde étant quelque peu fleur bleue, réducteur et désuet. Le poétique n'excluant pas la violence, l'irrationnel, le concept, la laideur, l'absurdité, l'inacceptable... Car c'est un moyen comme un autre de transcender, de transfigurer le monde. (...)

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Peinture et photographie, un éternel vis-à-vis... 

Nous le savons déjà, ceci relève du postulat, l'histoire de la photographie s'entremêle avec celle de la peinture. Cette correspondance, qui plus est réciproque, traverse l'histoire de l'art depuis l'invention du procédé photographique, et ceci des daguerréotypes (découverts en 1939 par l'artiste et décorateur français Daguerre) jusqu'à nos jours ; de manière plus ou moins virulente selon les époques, ce rapport intime entre les deux disciplines a été souvent pensé et perçu par les artistes ainsi que par les théoriciens comme une confrontation voire une querelle consanguine... Pellicule contre huile, surface sensible contre toile, capteur contre rétine.Bref, dès sa naissance, la photographie a quelque peu irrité et inquiété les peintres par sa capacité « implacable » à reproduire, avec autant de talent que la main de Dieu, le réel. Ainsi, lorsque le peintre Paul Delaroche découvrit le daguerréotype, il vitupéra : « À partir d'aujourd'hui, la peinture est morte ! » Malgré ce climat vécu par certains comme concurrentiel et belliqueux, peinture et photographie n'ont cessé d'évoluer ensemble et, de surcroît, dans un enrichissement mutuel. De ces rapports forts et de force, de ces liaisons entre les deux disciplines, les strates de l'histoire de l'art en gardent le souvenir vivace…

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Biologiquement avant-gardiste 

Pourquoi les gens sortant des lieux dits « de complaisance » ont-ils souvent le visage quelque peu emprunt de gêne ? Après tout, ils n'ont rien demandé de tel au « Designer du monde ». Malgré cela, comme une ombre de honte subsiste toujours au coin de leurs regards fuyants. C'est à ce moment précis, à la sortie du petit coin, que l'on se ressemble tous étrangement... Un moment vide, suspendu, juste avant de reprendre nos activités, et que l'on désire oublier aussitôt. Si l’acte biologique nous fascine, c'est qu'il touche à notre particularité ainsi qu'à notre origine comme aucun autre. Après tout, ce sont les toilettes (plus que toute autre théorie athéiste) qui rendent l'idée du divin discutable. Ainsi, bien entendu, tous les courants artistiques jusqu'au XXème siècle (hormis quelques figures singulières nageant à contre courant comme par exemple Jérôme Bosch ou Pieter Bruegel...) ont réussi à éradiquer la question biologique via les grands moyens esthétiques et idéologiques au profit du « Beau », du « Bien » et du « Juste » ! La question biologique restera donc tabou pour le monde de l'art jusqu'à l'arrivée du fameux ready made - Fontaine, urinoir renversé et signé réalisé par le père fondateur de l'art conceptuel : Marcel Duchamp.  (...)

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